10.03.2007

C'est pas demain la Veil !

Un peu d'histoire !

Oui, Simone Veil est une femme estimable, respectable, de grand talent et courageuse !
Oui, Simone Veil a supporté breaucoup de choses, des camps de concentrations dont elle est heureusement revenue jusqu'aux insultes telle "Salope", prononcées par les députés lorsqu'elle a présenté sa loi sur l'IVG à l'assemblée nationale il y a plus de trente ans.
Oui, Simone Veil a apporté tout son talent politique à la croissance de l'Europe et de l'Union.

Oui, Simone Veil est aussi la ministre qui a fait voter une loi sur les retraites limitant les pensions de réversion aux femmes qui ont travaillé, et qui font qu'aujourd'hui certaines, qui ont bossé toute leur vie, ont moins de retraite que celles qui sont restées au foyer !

Mais Simone veil est-elle aujourd'hui une femme d'avenir ?

Elle en veut aujourd'hui à François Bayrou de ne pas l'avoir fait gagner les élections européennes en 1989.
N'était-elle pas déjà alors une femme du passé ?

Elle dit que François Bayrou ne représente que lui et lui seul.
Que fait-elle des milliers de militant et sympatisants de l'UDF qui sont avec Bayrou depuis plus de 10 ans ?
Que fait-elle des 20 à 25 % des français, soit entre 13 et 17 millions de personnes qui disent aujourd'hui qu'elles veulent de Bayrou comme président ?

Elle dit qu'elle soutient le petit Nicolas.
Que fait-elle de ses copains qui sont antisémites, racistes et xénophobes ?
Que pense-t-elle du programme de Sarkozy quand il parle d'immigration ?

Sincèrement, Madame Veil, vous pensez toujours représenter l'avenir de la France ?
Vous pensez toujours qu'avec vos positions actuelles vous représentez le centre ?
Révisez votre histoire, celle du pays, et faites votre mea culpa !

PROJET D'ESPOIR

François Bayrou dévoile son "Projet d'espoir" pour la France

François Bayrou, candidat à l'élection présidentielle, a souhaité présenter dans son livre une vision, sa vision de la France. Pour ce faire, il nous expose les grandes lignes de son projet. Un projet qui s'adresse à toute la société française. Une vision cohérente des problèmes rencontrés depuis quelques décennies auxquels François Bayrou propose d'apporter des solutions sur la base de valeurs profondément républicaines, celles que la France s'est données il y a deux siècles : la Liberté, l'Égalité, la Fraternité. Des valeurs au fronton de toutes les mairies de France, depuis trop longtemps oubliées au sein d'une société que tous doivent affronter avec leurs armes.

Ambition et réalisme

Ce que François Bayrou démontre dans ce livre, Projet d'Espoir , c'est que le peuple, les citoyens, les médecins, les professeurs, les entrepreneurs, les retraités, les chômeurs, les RMIstes, les populations d'origine immigrée, tous les laissés pour compte, comme les autres ne veulent plus du système politique tel qu'il est aujourd'hui. Tous, comme il a pu le constater au cours de ses nombreux déplacement dans les villes, les campagnes, les zones urbaines, et les lieux plus reculés, tous veulent un changement, et sont attachés aux valeurs républicaines que François Bayrou défend. Personne ne semble trouver le remède pour rendre au pays ce qui n'est plus aujourd'hui que de l'ordre du principe. Le candidat à la présidentielle a compris et a ressenti cette impuissance. Il a pesé les déséquilibres surgis depuis de nombreuses années, d'autant plus lorsqu'il était ministre de l'Éducation. Il dresse donc un bilan sans concession de certaines déficiences telles que celles liées à l'illettrisme, qu'il faut combattre, pour que dès la 6e, on sache véritablement lire, écrire et compter. De même, concernant les retraites, François Bayrou constate un phénomène mécanique lié à la démographie. Bientôt, il n'y aura plus qu'un actif pour un retraité. Alors, tout en humilité, en responsabilisant tout le monde, si l'on prend le problème à bras le corps, régimes spéciaux ou régime général, après une réelle concertation, de l'écoute, de la pédagogie, François Bayrou propose de régler définitivement cette question des retraites sans langue de bois avec l'accord des Français par référendum. Il préconise notamment de laisser les seniors travailler plus longtemps s'il le veulent, pour améliorer leur retraite. Et sa proposition des "deux emplois sans charges" pourra profiter à la création d'emplois pour les plus jeunes et pour conserver les plus âgés, dont les salaires réputés plus élevés seraient un handicap à l'embauche ou au maintien en poste.

Une vision d'avenir

C'est une réelle vision que défend François Bayrou. Il choisit, il tranche, il trace un sillon, à l'image du tracteur labourant un champ. Son programme s'attache à redonner confiance aux petites et moyennes entreprises constituant le maillage du tissu économique en France. Il évoque l'importance de défendre l'homme et l'entreprise. François Bayrou souhaite réconcilier l'envie d'entreprendre en France. Que l'entreprise redevienne un espace d'épanouissement, notamment avec une loi qu'il ferait voter dès son arrivée aux affaires, une mesure venue des États-Unis, le Small Business Act adapté aux us et coûtumes françaises. En l'espèce, le principe défendu se fonde sur la loi du plus juste. Le tissu des petites entreprises est fragilisé. Celles-ci sont écrasées par le pouvoir des plus grandes, et ne sont pas invitées à la table des marchés publics. La mesure qui consiste à permettre l'entrée en jeu des petites et moyennes entreprises revalorisera la place de celles-ci. Elle rendra la compétition plus saine et plus juste. Cette opération soutiendra les plus petits face aux plus gros, se partageant seuls les plus grands marchés. Cette idée participera d'une réelle relance économique, par l'intermédiaire des acteurs les plus importants, non pas en chiffres d'affaires, mais de par l'importance qu'elles représentent dans la société. Le dynamisme qui en surgira sera plus efficace économiquement. Cet exemple en est un parmi d'autres au cours de l'exposition de son projet.

Présenter un avenir aux Français

Sa vision se veut à long terme. Il souhaite créer un cercle vertueux. Il s'agit de regarder et de prévenir les dégâts provoqués par la mauvaise gestion du dossier des retraites. Un système de retraites par répartition que François Bayrou souhaite préserver. Il faut aussi prévenir les conséquences liées à la charge de la dette publique. En effet, son remboursement représente l'ensemble des impôts sur le revenu payés chaque année par les Français. Si nous n'agissons pas maintenant alors que l'euro est fort et que les taux d'intérêt n'augmentent pas, les jeunes générations vont continuer de supporter cette charge seuls. En un mot, nous sommes assis sur une bombe à retardement selon l'expression de François Bayrou. Toujours en ce qui concerne notre futur, occulté depuis tant d'années par les instances dirigeantes, il est fait état dans ce livre, après ce malheur national, évoqué à l'instant, jamais égalé, du drame planétaire que toute l'Humanité encourt si une réelle politique écologique n'est pas menée. Le candidat à l'élection présidentielle a signé le Pacte écologique de Nicolas Hulot avec une réelle conviction. Et entend le démontrer une fois aux affaires. Sa position à propos de la préservation de la planète a abouti après une réflexion personnelle, mêlées de discussions approfondies avec les scientifiques les plus qualifiés. A la lecture de Projet d'espoir , l'on comprend que, pour François Bayrou, la question écologique sera un enjeu majeur, un projet de société intégré à notre économie et à notre vie de tous les jours. L'idée d'une taxation sur la production de carbone par agent économique, selon son comportement de consommateur-producteur permettrait de développer une nouvelle économie. Une économie d'avenir, dans laquelle l'agriculture retrouverait ses lettres de noblesse. Une agriculture "nourrissière" et productrice d'énergie, par la production de bio-carburant notamment.

Des gens debout

La défense des exploitations familiales est notamment abordée par François Bayrou, Béarnais lui-même enraciné dans ces valeurs terriennes. Il expose son empathie pour ces gens qui, naguère, ont représenté 30% de la population active, contre 3% actuellement. On leur a pris leur fierté, depuis qu'ils ne se nourrissent plus par le seul produit de leurs récoltes, leurs élevages, ou autres productions agricoles. Cette fierté qui était la leur s'est étiolée, au profit d'un aveu d'impuissance sur l'avenir et d'un réel désespoir. Ces hommes et ces femmes debout se retrouvent dans la détresse aujourd'hui. Remettre en selle l'agriculture française sera un atout pour la France, pour l'Europe, dont elle offre l'essentielle de la production. En parallèle, si la France retrouvait des productions plus adaptées, les pays africains pourraient de nouveau produire et vendre leur production de sorte qu'ils puissent en vivre et rester vivre sur la terre de leurs ancêtres. Au lieu d'une immigration choisie inefficace contre l'immigration clandestine, favorisant l'appauvrissement de l'Afrique par l'absorption de ses élites, le candidat à la présidentielle préfère une immigration assumée, régulée, permettant par exemple que des familles présentes depuis dix ans, payant des impôts, travaillant, participant à la vie de leur commune, puissent participer aux élections locales.


Ce projet est donc une vision politique pour la France, un projet qu'il veut mener en concertation avec les Français. L'idée d'une réforme des retraites à présenter à l'approbation des Français sous forme de référendum est un exemple de la démarche de co-responsabilité voulue par François Bayrou au cours du processus de décision. Toutes les questions importantes telles que les retraites, la constitution européenne, l'élargissement de l'Europe seront ainsi soumises de cette manière au peuple français, afin de lui redonner le pouvoir trop longtemps concentré dans les mains de quelques-uns.

Projet d'espoir , un livre de François Bayrou, aux éditions Plon, 17 euros, 194 pages.

Pourquoi ne pas voter Sarkozy

Le programme économique

Charles de Courson : «La relance économique est un gag» (vidéo marianne2007.info)
Charles de Courson, député de la Marne et fiscaliste de l'UDF, répond aux questions de Marianne2007.info sur le chiffrage du programme de François Bayrou.

Sur le chiffrage des programmes et la pertinence de ce chiffrage :
Nous devons êtres les seuls à être d'accord avec le chiffrage que fait l'Institut de l'entreprise du programme de François Bayrou. (…)
On a eu des discussions musclées : en face des 27 milliards (de dépenses) il y a 27 milliards d'économie (…). Donc nous avons un programme équilibré (…) Je constate que le PRG, tel qu'on le connaît, de Ségolène Royal comme de Nicolas Sarkozy, est à peu près d'une bonne soixantaine de milliards. Il n'y a aucune recette dans le programme de Ségolène Royal. Initialement, il y avait 15 milliards du temps de mon homologue Eric Besson. Mais maintenant, il est interdit de parler d'éventuelles recettes parce que, augmenter des impôts, ça fâche, paraît-il. Or il faudra les augmenter si vous faites 60 milliards de dépenses supplémentaires.
En ce qui concerne Nicolas Sarkozy, il y a 8 milliards de recettes, que je conteste. 3 milliards sont liés à la réforme des régimes spéciaux, or, à l'UDF, nous ne comptabilisons pas de recettes sur ce sujet car il s'agit d'une réduction de la hausse des déficits. Quant aux 5 milliards qui restent, ils sont liés à la déclaration intenable de Nicolas Sarkozy qui dit que pendant 5 ans il ne remplacera qu'un fonctionnaire sur deux. Au bout de 5 ans, ça fait 220 000 suppressions d'emplois. Ca veut dire une baisse de 10% du nombre de fonctionnaires de l'Etat. C'est impossible et incohérent alors que Nicolas Sarkozy dit qu'on ne touchera pas à la Défense, ni à l'Education nationale, ni à la police, et qu'on augmentera le budget de la Justice. Où abat-il 220 000 emplois ?

Sur le fait que l'OFCE conteste ce type de chiffrage :
Je me suis beaucoup opposé aux économistes de l'OFCE. Ce qu'ils disent est inacceptable. Une démocratie sérieuse est une démocratie dans laquelle les électeurs ont le droit de savoir quel est le chiffrage des propositions faites par les différents candidats, et comment on les finance. La relance économique est un gag. Dans une France mondialisée, dans laquelle près de 40% de la consommation intérieure vient de l'importation, quand vous relancez la consommation intérieure, vous n'avez pas d'effet multiplicateur mais un effet d'aggravation du déficit commercial. Ceci ne marche que dans une économie fermée ou avec une économie extrêmement compétitive. Ce n'est pas l'économie de la France.

Dire que quand on distribue du pouvoir d'achat, ça va relancer la croissance c'est un mythe keynésien d'une économie fermée, et ce n'est plus le cas de la France. Donc ces économistes de l'OFCE font vraiment une œuvre malfaisante ! (…) J'ai eu des débats durs avec ces économistes. Je leur ai dit qu'ils contribuaient au discrédit de la politique et à l'absence totale de sérieux.

Sur la TVA sociale :
Nous avons le plus haut niveau de protection sociale dans le monde. Comment est-il financé ? Par des impôts sur le travail. Ca veut dire que les produits importés en France ne contribuent pas au financement de la protection sociale mais que, par contre, les produits exportés par la France supportent, eux, un coût très élevé. L'idée (est) de dire qu'on augmente le taux de TVA, on peut baisser les taux de cotisation sociales sur le travail. Ca veut dire que les prix de revient dans les entreprises seront plus bas. (…) Ca va booster nos exportations et freiner nos importations (…) Je pense qu'un tel mécanisme ne peut marcher qu'à un certain nombre de conditions qui ne sont pas réunies. Il faut que les partenaires sociaux et les différents partis politiques se mettent d'accord et que tout le monde joue le jeu. Il faut un accord national. François Bayrou a lancé le débat pour réformer le mode de financement de la protection sociale. Et il a proposé 3 voies :
-La taxe carbone, mais pas dans un cadre national, dans un cadre européen. (…) Ca prendra deux à trois ans minimum, ça nous amène en 2008-2009.
-La TVA sociale.
-Un basculement entre les cotisations sociales et la CSG.
Pour le moment, François Bayrou pense qu'il faut lancer le débat avec une réunion des différentes forces politiques et sociales.

Sur les doutes émis par certains internautes de Marianne2007.info qui craignent que les deux emplois sans charge deviennent des trappes à bas salaire :
Si les entreprises augmentent de deux leur nombre de salariés, ces emplois seront exonérés de charges patronales. Ca fait une baisse de 19% du coût du travail. (…) Mais sur la trappe à bas salaire, la réponse est non. (…) Ces emplois ne vont pas modifier les accords sur les salaires dans l'entreprise ou dans la branche. De plus, il n'y a pas de plafond. C'est pour tous les types d'emplois, pas seulement pour des emplois au Smic. Naturellement ceux qui en bénéficieront le plus, ce sont les gens qui sont entre le Smic et 1,4 Smic, Pourquoi ? Parce que les embauches en moyenne en France se font à 1,3 Smic. Donc ce sont les travailleurs pauvres qui en bénéficieront.

Est-ce que la réduction de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) que vous proposez et le fait que l'UDF ait renoncé à taxer les outils de travail ne favorisent pas les plus aisés ?
L'ISF est très critiqué parce qu'il incite à la délocalisation de centaines de fortunes moyennes et grandes et à la délocalisation de gens qui ne sont pas encore imposables mais qui pourraient le devenir. A la différence de Nicolas Sarkozy, qui propose de supprimer l'ISF, François Bayrou (propose) de conserver l'ISF à taux faible. (..) L'exonération de l'outil de travail profite aux plus riches. (…) Mais François Bayrou s'est heurté lors des discussions avec les milieux patronaux à un discours qui dit « actuellement on est exonérés et maintenant on va être taxé ». François Bayrou répondait : « oui mais à un taux beaucoup plus faible ». (…) Donc il reconnaît que la priorité est d'éviter la fuite d'une partie des fortunes françaises.i[

Mardi 06 Mars 2007
Propos recueillis par Anna Borrel et François Vignal


Pourquoi être allé chez PPDA

Hervé Morin : «la mayonnaise prend !» (vidéo marianne2007.info)
Le porte-parole de François Bayrou et président du groupe UDF à l'Assemblée, répond aux questions de Marianne2007.info.
François Bayrou avait dit qu'il ne se rendrait pas à l'émission de TF1 produite par Dominique Ambiel, « J'ai une question à vous poser… » Finalement, il y est allé, on l'a vu, lundi soir. Qu'est-ce qui l'a fait changer d'avis ?

Déjà en janvier !

Jean-Christophe Lagarde : «Les gens en ont marre d'être cocus au lendemain de l'élection» (vidéo marianne2007.info)
Alors que François Bayrou connaît une progression sans précédent dans les sondages, Jean-Christophe Lagarde, député-maire UDF de Drancy, répond à Marianne2007.info sur toutes les questions qui dérangent. Programme, défections des députés UDF vers l'UMP, rapport aux médias… Interview sans langue de bois.

MARIANNE se prononce

Les journalistes de Marianne ont voté pour choisir leur candidat préféré. Voici les résultats :




Le vote de la rédaction de Marianne : Bayrou et Royal à égalité (vidéo marianne2007.info)
Après avoir décidé à l'unanimité de ne prendre position en faveur d'aucun candidat ou candidate à l'occasion du premier tour de l'élection présidentielle, les journalistes de Marianne ont, comme prévu, procédé à une consultation interne organisée le 7 mars par la société des rédacteurs. Ce vote a donné les résultats suivants. Bulletins exprimés : 100%. François Bayrou : 36%. Ségolène Royal : 36%. Nicolas Dupont-Aignan : 8%. Nicolas Sarkozy : 2%. Dominique Voynet : 2%. Marie-George Buffet : 2%. Olivier Besancenot : 2%. Hésitent encore : 4%. Vote blanc : 6%. Refusent de se prononcer : 2%. En fonction des résultats du premier tour, la rédaction de Marianne se réunira à nouveau en assemblée générale pour débattre des options du second tour, se réservant le droit de recommander à la direction du journal de s'engager pour, ou contre, l'un des deux candidats en lice.

08.03.2007

Energies nouvelles : les hydroliennes

Hydroliennes : bientôt des éoliennes marémotrices jalonneront notre littoral pour renouveler notre énergie ?

Dans les 25 prochaines années, l'accroissement de la production d'électricité va quasiment doubler.
L'accroissement aura lieu principalement dans les pays en développement.
Aussi, son impact sur le climat est majeur.

Contrairement à ce que certains pourraient laisser penser, réclamer des débats sans tabou, ne nous empêche pas d'être des partisans déterminés du développement des énergies propres. Même précisément non pas au nom d'une quelconque religion, pas à n'importe quel prix et pour servir un développement équilibré. On sait que la France a pris du retard, par exemple sur les éoliennes, retard que le prix de rachat fixé pour E.D.F. permettra peut-être de combler. Mais pour autant faut-il se précipiter et défigurer les paysages si ce n'est pas nécesaire ?

En effet, à l'instar de ses concurrentes britanniques notamment, la société Quimpéroise HYDROHELIX ENERGIES (Hervé Majastre et Jean-françois Daviau) a mis au point un procédé pour tirer parti des courants et des marées. Le principe est proche de celui des éoliennes si ce n'est que l'énergie de base n'est pas le vent mais les courants marins dont la Bretagne est précisément riche...

Avantage considérable de ce procédé : les paysages ne sont pas défigurés !

Les projets concurrents existeraient d'après des articles paru dans Sciences et Vie. Les 2 projets anglais notamment - EB (n'existe plus mais 5 autres projets ont vu le jour depuis 3 ans) et MCT- seraient parvenus au stade du prototype. Aucun projet n'est donc encore arrivé à la commercialisation d'un produit et la course à l'énergie renouvelable venue des mers restent ouverte.

E.D.F. s'intéresse à ces projets puisque par exemple M.C.T. (Marine Current Turbines) a reçu 4,74 millions d'euros de London Electricity qui est une filiale à 100% d'E.D.F.(EDF a versé plus que cela maintenant et détient 20% de la société...)

L'enjeu est donc important. Si le marché s'ouvrait pleinement, cette filière pourrait créer jusqu'à 15000 emplois, la France ayant un marché captif représentant 15% du potentiel mondial. Il est donc utile de vérifier que le projet français a les moyens de démontrer l'originalité de sa technologie.

Deux problèmes se posent donc dès maintenant. D'une part un problème d'opportunité industrielle. D'autre part un débat sur la planification à long terme au niveau territorial des meilleurs choix en matière d'énergie.

HYDROHELIX ENERGIES recherchait des financements et des partenaires pour réaliser un projet de démonstration en implantant d'abord une petite centrale hydroélectrique de 1 MW sur un site breton.

Après une multitude de contacts, de démarchages et de présentation, tant soi, économiques, scientifiques, techniques et politiques, HYDROHELIX ENERGIES a réussi à constituer un Groupement Industriel avec : DOURMAP, CIB, Institut de la Corrosion, SOFRESID Ingineering, SAIPEM et Hydrohelix Energies, le projet Marénergie porté par ce consortium a été labélisé par le pôle Mer Bretagne, il a été validé par l'ADEME mais n'a pas été retenu par l'appel d'offre de la Direction Générale de l'Environnement.

Les différents partenaires, issus pour la plupart du Pôle de Compétivité Mer sont :

JaTech TM (traitements magnétiques des fluides)

Institut de la Corrosion (Recherche et développement, Prévention corrosion)

IRENav (Institut de Recherche de l'Ecole navale en charge de l'hydrodynamqiue sous l'angle des transferts énergétiques et leurs applications industriellesdans le milieu maritime).


Gageons que les décideurs, soucieux de l'intérêt général, uniront leurs forces et influences pour permettre à cette initiative de conforter notre indépendance énergétique et d'accélerer le développement des énergies propres.

Il va s'en dire que l'UDF suit de près ce projet d'envergure planétaire.

Alerte rouge à droite comme à gauche !

Point de vue Par Hubert Coudurier La longue marche de Bayrou

Rien n’est joué, un Français sur deux n’ayant pas encore décidé, mais notre sondage laisse entrevoir ce qui était impensable il y a un mois : François Bayrou pourrait être, en mai prochain, le nouveau président de la République. Les révélations du Canard Enchaîné sur la sous-évaluation de son ISF n’ont sans doute pas aidé la candidate socialiste. Pas plus que son voyage en Allemagne où l’accueil d’Angela Merkel fut mitigé sur son projet de référendum européen. Toujours est-il que François Bayrou ne serait désormais qu’à trois points de Ségolène Royal dont les approximations et les revirements stratégiques ont fait douter de la carrure présidentielle. Quant à Nicolas Sarkozy, qui conserve une avance de huit points sur le président de l’UDF au premier tour, il serait largement distancé si le second tour l’opposait à Bayrou. Sarko n’a-t-il pas commis l’erreur de l’attaquer en évoquant le spectre de la IV e République ? Relayé par ses lieutenants et en particulier Raffarin sur le thème de l’albatros (que ses ailes empêcheraient de voler), ils l’ont renforcé. Il fallait cibler Ségolène en confortant le clivage droite-gauche qui commence à se déliter. En nuançant leurs programmes et en évitant la confrontation, au risque du bonnet blanc et blanc bonnet, UMP et PS ont crédibilisé la démarche du centriste. Lequel les a conduits à un plus grand réalisme en matière de finances publiques. Le problème de Sarko est d’avoir déjà dit tout et son contraire. Telle la tortue de La Fontaine, Bayrou semble avoir une meilleure gestion du temps. Lui s’est dépouillé des attributs du pouvoir, contrairement à Sarko qui traîne toujours ses guêtres place Beauvau, ce qui rend le candidat UDF plus disponible. Surtout, François Bayrou, éloigné du système, qui n’a pas cherché à être ministre à tout prix, incarne le vieux fond agricole et littéraire d’un pays qui a la nostalgie du passé. Il réussit ainsi à être l’homme de la rupture sans pour autant inquiéter. Or, dans cette élection dépolitisée, où Bayrou est le seul à être candidat pour la deuxième fois, les critères d’appréciation psychologique prennent le dessus. Et l’on sait que, malgré ses efforts, les études qualitatives ne sont pas bonnes pour le candidat de l’UMP. Rien n’est joué mais, pour le tandem Sarko-Ségo, le cyclone Bayrou déclenche l’alerte rouge.

05.03.2007

ENVOYE SPECIAL

Si l’on ne connaissait pas encore François Bayrou, ce reportage d’Envoyé spécial nous a permis de pénétrer –un peu- son univers. De comprendre pourquoi, jusqu’où, et comment il compte parvenir à la plus haute marche. Avec qui. Sur quelles lignes. François Bayrou, rebelle ou centriste ? Amoureux, plutôt.

Il en est convaincu, le "cabourut", ainsi qu’il le dit sur Europe 1 un jour. Il sera président de la République. Il le dira chez Arlette Chabot dans A vous de juger sur la même chaîne qu’ Envoyé spécial. Jean-Pierre Elkabach se montre sceptique à son égard, mais transparaît ce que l’on ne soupçonnait pas forcément : le respect. Un respect qu’il a su imposer dans l’univers politique français. Quand les caméras n’étaient pas encore à ses trousses, il prenait le temps de parler, de poser des questions. De mener une campagne dans laquelle il ne peut rivaliser avec ses adversaires politiques, en terme d’organisation, de fonds mais une campagne qui ne manquera jamais de fond.

C‘est justement ce qu’on essayé de montrer Emilie Lançon, Frédéric Bazille et Isabelle Tartakovski, les auteurs de ce parcours filmé. Ils l’ont suivi à Brest, à Clermont-Ferrand, à Paris, sur les ponts de la Seine. Dans son bureau, rue de l’Université. Entouré de ses "bédouins". Des hommes et des femmes qui n’ont jamais failli quand l’horizon était bouché. En 1998, rappelle—t-on dans un bref retour en arrière sur sa carrière, il devient président de la formation du centre. Après avoir essuyé quelques échecs au ministère de l’Education nationale, dont il tirera la leçon que ce sont le dialogue et le parler-vrai qui fonctionnent, plus que l’affrontement. Un affrontement qu’il ne refuse pourtant pas, en 2002, lorsqu’il se retrouve à Toulouse devant sept mille militants de la future UMP pour leur dire qu’il ne les suivra pas. Ils ne seront pas nombreux, ceux, les bédouins, qui marcheront dans sa trace.

Cinq années de désert. On les voit, s’interrogeant sur leur avenir. Et François Bayrou de les rassurer. Lui ne doute pas. De rien. Il insiste pour être filmé sur son tracteur. Une image qui aurait pu paraître ridicule et qui a forgé sa solidité. Sa stature d’homme d’Etat. Que son professeur de théâtre a repérée lors de sa bataille contre lui-même, contre son bégaiement. Son corps s’est mis en paix, il a apaisé ses colères pour accompagner une parole qui ne venait pas. Sa femme, Elisabeth, qu’on ne voit jamais, qui se montre un peu plus, craintive, haïssant les caméras, l’aide dans cette lutte. Il l’appelle après son émission d’Europe 1.

Il appelle ses fils, ses filles. Qui vivent leur vie et ne sont pas obligatoirement pendus au cou de leur père. Libres. C’est ainsi qu’ils les aiment. Ainsi aussi qu’il pense qu’eux aiment le voir : libre. Imposant aux autres ce qu’il croit être bon pour la Nation. Jamais pris aux vents des modes. Prisonnier de l’argent et du pouvoir à tout prix, jamais. Daniel Cohn-Bendit a beau essayer de décrypter une place de premier ministre dans cette stratégie, en est-il si sûr en le disant, Dany qu’il a appris à connaître sur les bancs du Parlement européen. Cette force, cette foi en lui, elle est confortée par "Marielle". Marielle de Sarnez concède avec de la retenue quelques infléchissements sur la politique de "François", notamment sur le Pacs, mais n’en dira pas plus.

Trente ans qu'ils se connaissent. Quinze qu'ils ont lié leur destin politique. Sa directrice de campagne, députée européenne, s’attache à faire fonctionner la petite boutique, cet endroit atypique qu’est le siège de la campagne de François Bayrou. Qui s’entoure de quelques conseillers. Pierre-Emmanuel Portheret est de ceux-là, qui veille à l’agenda chargé du futur président de la République. Discret, effacé, comme tous les collaborateurs de François Bayrou. Son photographe, jamais très loin, Antonin, ses gardes du corps, le connaissent sur le bout des doigts. Tous, à leur manière, tracent leur sillon, traînant derrière eux les anciennes charrues qui se muent en tracteurs modernes, climatisés et spacieux, à mesure que la campagne prend des allures de mouvement tellurique. François Bayrou, à l’Elysée, Emilie Lançon, Frédéric Bazille et Isabelle Tartakovski semblent y croire.
France 2




Envoyé Spécial : Sous le signe de l'amour
François Bayrou 2007



Envoyé Spécial : Sous le signe de l'amour
François Bayrou 2007



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