31.05.2007

LE MODEM AURA 535 CANDIDATS

Le MODEM (Mouvement Démocrate) réunit l'UDF, CAP 21, des Verts, des Socialistes, des UMP, et surtout un très grand nombre d'électeurs (plus de 70 000 à ce jour) qui en ont ras la casquette des clivages habituels de la politique française.

Ce jeudi 24 mai 2007, au Zénith de Paris, le MODEM annoncera officiellement son entrée dans la campagne des élections législatives et présentera 535 candidats.

Les sondages divers et variés donnent de 0 à 4 député au nouveau parti centriste avec 9% des voix, alors qu'ils en donnent une vingtaine au PC avec au maximum 3% des voix.
Cela prouve que notre système est obsolète et qu'il est plus que temps de changer nos institutions.

- Il FAUT que les MILITANTS et ADHERENTS choisissent "leurs" candidats, hors des appareils parisiens, et cela pour les élections municipales, cantonales, régionales, mais aussi pour les législatives. Il s'agit là de démocratie.

- Il FAUT que les MILITANTS et ADHERENTS renouvellent "leurs" instances "dirigeantes" dans les fédérations départementales et les circonscription, et cela au plus tôt, pour que le MODEM soit reconnu.


Faire gagner un parti n'est pas important. Sauver des postes, suivez mon regard, n'est pas important.

Ce qui est PRIMORDIAL, c'est de faire gagner des idées, des convictions.
Ce qui est PRIMORDIAL, c'est que chacun et chacune trouve au MODEM la liberté de parole et de positionnement, la liberté de débat, la liberté de choix.
Ce qui est PRIMORDIAL, c'est que toutes et tous, élus ou non, dirigeants ou non, soyons à égalité dans le droit d'expression, le droit de représentation du mouvement, fiers d'être centriste et de l'affirmer.
Ce qui est PRIMORDIAL, c'est que les français comprennent dans 5 ans, voire dans 10 ans, que la seule solution pour la France, c'est le Centre, non pas tel que le voient le PS ou l'UMP, non pas tel que le voient les radicaux ou la famille Morin, mais tel que nous le voyons nous, qui le faisons vivre tous les jours par notre engagement.

Alors oui, bien sûr, il est important d'avoir des élus, ne serait-ce pour le financement du MODEM.

Toutefois, nous repartons de zéro !
l'udf giscardienne est morte et tant mieux !
l'udf béni oui oui est morte aussi, et c'est génial !


Le MODEM se doit d'être LE MOUVEMENT D'AVENIR, prêt à aller au combat électoral aux législatives 2007, aux cantonales et municipales 2008 avec des gens nouveaux et sans les perdants d'autrefois (suivez mon regard, qui va du même côté que tout à l'heure).

Pour cela, nous avons besoin de MILITANTS et d'ADHERENTS qui soient prêts à aller au charbon. Des françaises et des français de toutes origines et de toutes tendances qui soient prêts à travailler ensemble pour nos villes, nos départements, nos régions et notre pays.

Ronan CADIOU

François Bayrou : "Le Mouvement démocrate propulsera une génération politique nouvelle !"

Devant plus de 6000 personnes, François Bayrou lance le Mouvement démocrate. Il souhaite en faire un mouvement de citoyens actifs, participant à la vie publique. Il veut écrire une charte éthique qui engagera chaque adhérent, chaque militant du nouveau Mouvement démocrate. Afin de redonner un sens plein et entier à l'idée de démocratie. François Bayrou veut défendre les principes d'une réforme profonde de nos institutions républicaines. Son action se fondera sur la vérité et l'enracinement intellectuel de l'action politique. Le Mouvement démocrate aura également pour objectif de faire partager la réflexion sur l'avenir à l'ensemble du champ social, son principe en étant le rassemblement. La naissance et la promotion d'une génération politique nouvelle.


Retrouvez ci-dessous les discours de François Bayrou en vidéo et en PDF



François Bayrou : "Le Mouvement démocrate propulsera une génération politique nouvelle !"
François Bayrou 2007bayrou-modem-zenith-240507.pdf

Vincent Lindon : "Le MoDem : un mouvement en mouvement !"

Présentation de Vincent Lindon par Marielle de SARNEZ : "C'est un de nos 74000 nouveaux adhérents au MoDem, c'est un homme précieux et dont l'amitié nous honore. Je suis heureuse d'appeler Vincent Lindon."


Vincent Lindon : "Le MoDem : un mouvement en mouvement !"
François Bayrou 2007

"Bonsoir, je suis content et très fier d'être ce soir parmi vous et je suis conscient de la chance que j'ai de pouvoir m'exprimer. Je suis ému aussi parce que pour la première fois je suis à la tribune et François Bayrou est assis ! Et pour une fois il va m'écouter !

J'ai longtemps hésité, je me suis demandé si j'allais vous parler de la dégradation des termes de l'échange, du financement des partis . Je vais finalement essayer de vous le dire à ma manière.

Jusqu'à aujourd'hui, je me suis tenu à l'écart du combat politique, je n'ai pas trouvé mon bonheur dans l'offre politique traditionnelle peut-être parce que je n'en avais pas compris l'importance, plus probablement parce que je n'avais pas rencontré de mouvement capable de mobiliser mon enthousiasme et d'incarner les idéaux auxquels je crois.

Ce mouvement, ces idéaux, je les ai rencontrés à travers un homme : François Bayrou, cet homme dont j'apprécie à la fois l'intelligence, l'intégrité, la culture, l'humanité et le courage.

Vous connaissez cette expression : l'impérative démocratique, pour moi, c'est qu'il existe une force politique capable d'inventer, de proposer, de s'opposer et d'approuver.

Cette force, c'est le mouvement démocrate, cette force c'est le MoDem.

Ce soir, c'est une soirée consacrée au lancement de ce nouveau mouvement c'est donc devant qu'il faut regarder et non pas derrière, mais un mot si vous me le permettez sur la campagne qui vient de s'écouler.

Cette campagne a été marquée par le triomphe des appareils.

Une fois encore, nous avons assisté au combat de la grande machine rouillée du Parti socialiste contre la machine efficace et de rouleau compresseur de l'UMP et elles ont eu raison des enthousiasmes et des espoirs que portait François Bayrou et c'est pourquoi le MoDem doit devenir une structure, la structure capable d'organiser l'espoir et de porter ce renouvellement de la politique jusqu'au succès.

Cet immense espoir a été porté très haut, à des hauteurs inimaginables quelques mois plus tôt, il a même été multipliée par trois. Pour faire un score qui illustre cette fameuse phrase : il va falloir faire avec lui, il va falloir faire avec vous, il va falloir faire avec nous.

Vous étiez un mouvement de notable, vous êtes en train de devenir un mouvement populaire.

C'est formidable ce qui vous arrive, c'est formidable ce qui nous arrive. Il n'y a rien de mieux qu'une traversée du désert pour arriver à l'oasis.

D'abord parce qu'on y arrive, tôt ou tard, et mieux vaut tard que jamais et ensuite parce que les grands hommes d'Etat n'ont jamais pu se construire autrement que par ce chemin de solitude et de réflexion qui est inévitable pour grandir et faire grandir son pays.

J'entends trop souvent un tel ou une telle dire : alors le MoDem, c'est le parti de la résistance ?

Non, le MoDem, ce n'est pas un parti qui résiste, c'est un mouvement en mouvement qui a touché le 22 avril 19 % du pays soit un français sur cinq qui ont cru en François Bayrou, en ces idées et en ces espoirs et aujourd'hui dans la naissance du MoDem, dans sa force vive, dans sa nouveauté, je crois en son avenir, c'est cela le rôle du MoDem, le MoDem est la structure qui va nous permettre de gagner.

Vive François Bayrou, vive le MoDem et vive vous."

Jean-Luc Bennhamias : "Non au manichéïsme !"

Présentation de Jean-Luc Bennhamias par Marielle de SARNEZ : "Il est ou il a été journaliste, c'est un homme politique, il a été et fondateurs des Verts, il est député européen avec moi au Parlement européen, nous avons appris à nous estimer et à nous connaître, Jean-Luc Bennhamias."


Jean-Luc Bennhamias : "Non au manichéïsme !"
François Bayrou 2007

"Chers amis, ce n'est pas sans une certaine émotion que je retrouve le Zénith.

J'étais directeur de campagne de Daniel Cohn-Bendit en 1999 et, dans la même salle, il y avait quasiment autant de monde, je dis bien quasiment, il y en avait un peu moins.

Les parcours politiques sont parfois tout à fait étonnants. Je ne vous retracerai pas le mien. Je rentre au MoDem et j'y rentre de plain-pied et avec toute ma tête.

Il n'empêche que la période que nous vivons est un véritable chamboule-tout politique et que le nouveau président de la République est un véritable artiste ; en plein soixantième anniversaire du festival il nous a produit un casting d'enfer, et ce n'est pas à Cannes que le festival a lieu, c'est à l'Elysée ! Dans la période et vous le savez tous et toutes il est difficile d'être, nous, manichéens quand on a un Machiavel à l'Elysée.

Et pourtant, c'est ce que nous allons essayer de promouvoir, le non-manichéisme, essayer de faire que, dans les fractures droite/gauche historiques, dont tout le monde sait bien qu'aujourd'hui sur de nombreux thèmes que tout cela n'a guère plus d'importance, Marielle de Sarnez a parlé tout à l'heure de la dette publique, je voyais un débat où je participais au sein du premier tour ou droite et gauche se renvoyer la balle : La dette, c'est toi, la dette c'est toi. La dette, c'était l'ensemble des gouvernements de la Vème République. Il y a cette fameuse fracture que l'on ressent lourdement au Parlement européen entre des entreprises publiques, les services publics, les entreprises privées, l'entrepreunarial Nous sommes de ceux qui défendons le service public de l'éducation, de la santé, des transports, de la poste, mais nous ne défendons pas cela au niveau franco-français, cela n'a plus aucune espèce d'importance ni de réalité. Quand on est au Parlement européen, on le sait bien, vous en êtes tous et toutes totalement conscients, ce n'est pas pour rien que j'ai défendu et que vous avez défendu le oui à la constitution.

Il existe de vraies nécessités de service public. Elles ont un rapport direct et elles aident directement les entreprises privées et vice versa.

Les deux vont de pair et ne sont pas séparables et l'Europe le prouvera et l'Europe le montrera. La France, si elle veut sauvegarder ces services publics devra passer par là, les rénover, les faire devenir européens.

Un exemple. On a beaucoup parlé, pendant la campagne présidentielle, de la fusion entre EDF et GDF franco-français comme revendication, très bien, pendant ce temps-là, EDF GDF en entreprises privées vont acheter des parts de marché dans les entreprises privées ou des entreprises publiques ailleurs en Europe, ailleurs dans le monde.

Tout cela n'a pas de connexion. Ce n'est pas compréhensible, c'est incompréhensible.

Si on veut parler de vrai service public, il faut en effet des services publics européens et ils seront d'un type nouveau, d'un type forcément européen.

Il s'agit bien de défendre l'intérêt général, l'emploi, les consommateurs, les usagers, tout cela demande autre chose que la simple défense des intérêts catégoriels.

On le sait, vous le savez aussi, nos sociétés ne peuvent plus allers vers le toujours plus de consommation.

La planète ne supporterait pas si l'Indien, le Brésilien, le Chinois, atteignait, dans les années qui viennent, notre niveau de consommation, la planète n'y survivrait pas.

Il n'y a pas incompatibilité entre emploi défense de l'environnement et pour un niveau de vie et de consommation honorable, partagé, on le sait, on devra forcément passer par la sobriété énergétique et la maîtrise de l'énergie par rapport aux ressources naturelles dont dispose la planète.

Je ne vais pas être trop long ! Ne vous en faites pas, j'en suis à la moitié.

Plus compliqué est le positionnement que nous avons, le Mouvement Démocrate et que nous allons avoir par rapport à ce courant car, dans le casting dont je parlais tout à l'heure, il y a des choses intéressantes et importante.

Je le dis, le Mouvement Démocrate sera le principal soutien de M. Martin Hirsch s'il arrive à lutter contre la pauvreté.

Je le dis aussi, le Mouvement Démocrate sera le principal soutien des organisations et des associations non gouvernementales, environnementales si le ????? est un environnement réussi et qu'il y a de vraies réalisations. Nous devrons nous appuyer sur cela.

Un thème qui nous est cher et qui m'a fait réfléchir dans la campagne électorale qui vient de se passer, c'est : comment on transforme une société, comment il est possible de transformer une société, comment est-ce possible de transformer les politiques publiques ? On le sait, on ne transforme pas une société contre l'avis de ses concitoyens.

Alors, il faut construire une société apaisée.

Le risque vous le connaissez bien avec le nouveau gouvernement, avec le nouveau président de la République, c'est que l'on ait une société de fracture, de violence. Dans une société où les gens se mettent forcément en capacité de résistance, il n'y a pas de réforme possible or la France a besoin de réforme, l'Europe a besoin de réforme.

Dans une société où les gens sont apeurés, où ils ont peur de l'autre, peur de leur voisin peur de l'émigré, il y a des risques de rupture, il y a des risques de refus de tout bouleversement or nous avons besoin de bouleversements.

On peut le dire déjà aujourd'hui, cela ne fera pas rire mes anciens camarades de parti, oui le MoDem est d'ores et déjà un parti écologiste, oui le MoDem est un parti qui a compris que le développement durable n'est pas juste un slogan, mais une réalité à construire d'urgence.

Le MoDem, c'est vous, c'est nous, c'est un pouvoir.

Nous n'en sommes qu'aux fondations, cela va être compliqué, complexe, totalement passionnant, le mélange entre des ex UDF, des ex Verts, des ex PS, des ex Cap 21

De la salle. - Ex UMP !

Jean-Luc BENNHAMIAS. - Non, mais cela va venir ! Et des dizaines et des dizaines de milliers de personnes qui ont des idées politique, mais qui ne sont pas organisées politiquement.

Tout cela est passionnant. Nous allons le construire dans les semaines qui viennent et on a raison de rappeler, François Bayrou a raison de le rappeler, le congrès de fondation réel aura lieu en octobre novembre.

Jusque là nous allons apprendre à nous connaître et à travailler ensemble.

Je termine là-dessus.

Il y a une première haie, c'est la plus haute que l'on a à passer, c'est le dimanche 10 juin. On doit réussir et nous allons réussir.

Je vous remercie."

Corinne Lepage : "Nous sommes porteurs d'un projet pour la France !"

Présentation de Corinne Lepage par Marielle de SARNEZ : "C'est une femme qui a toujours été déterminée et très engagée dans tous les combats qu'elle a menés, elle a été ministre de l'Environnement, elle préside Cap 21, Corinne Lepage."


Corinne Lepage : "Nous sommes porteurs d'un projet pour la France !"
François Bayrou 2007

"François Bayrou nous a fait un cadeau formidable, c'est celui d'avoir envie de créer ensemble le MoDem.

Ce que nous avons à faire, nous, c'est donner à nos concitoyens d'avoir envie de nous suivre et de voter pour nous.

C'est tout l'enjeu du 10 juin ; c'est un espoir formidable qui se lève car c'est l'espoir de croire de nouveau à ce que l'on appelle l'idéal en politique, le courage, la recherche du vrai, l'honnêteté, en un mot l'éthique.

C'est cela qui doit nous guider dans la construction du MoDem.

Le MoDem, ce doit être le parti de la société civile, nous sommes la société civile, par rapport aux appareils dont Vincent Lindon vient de parler.

Nous allons défendre nos concitoyens, défendre, comme le disait Marielle de Sarnez tout à l'heure le droit à l'information, la liberté d'accès à l'information, pour ne pas subir le rouleau compresseur auquel nous sommes soumis ; nous allons défendre le droit de nos concitoyens à une véritable justice indépendante qui leur rende les droits qu'on leur retire parfois.

Nous allons montrer un parti politique qui sera un exemple en matière de gouvernance, un véritable parti politique faisant remonter le bas vers le haut et non pas le haut vers le bas, comme on le voit habituellement.

Nous sommes le sas de la société civile vers l'action politique et c'est cela qui est formidablement moderne et nouveau.

Le MoDem, c'est un lieu de rassemblement, nous l'avons tous dit ce soir, rassemblement bien entendu de gens qui ne veulent pas être sectaires, qui refusent le raisonnement binaire vers lequel nous sommes sans arrêt envoyés, c'est un lieu de rassemblement de l'écologie politique et je suis heureux que Jean-Luc Bennhamias nous ait rejoint ce soir avec ses amis Verts.

C'est un rassemblement de tous ceux qui se sont reconnus dans le discours de François Bayrou durant toute la campagne sur la défense des valeurs de la République à laquelle nous sommes tellement attachés, dont les valeurs de la laïcité.

Mais le plus fort de tous, c'est que nous portons en nous un projet, nous ne sommes pas le parti de la résistance, nous ne sommes pas le parti qui veut simplement s'opposer à ce que tous les pouvoirs soient conférés à un même parti ou à un même homme.

Nous sommes promoteurs d'un projet moderne cohérent qui ne fait pas dans l'image, mais dans la réalité.

Un projet social libéral et écologique, c'est-à-dire qui reconnaît que l'on peut faire vivre ensemble l'économie et l'écologie et qu'il n'y a pas d'autre solution si nous voulons que nos enfants aient un avenir.

Le projet d'un État honnête, d'un État impartial qui lutte contre la corruption, les trafics et refuse les conflits d'intérêt.

Un système démocrate, une sixième République qui crée en face du présidentialisme qui se met en place de véritables contre pouvoirsavec un parlement digne de ce nom, puissant, élu à la proportionnelle et un pouvoir judiciaire indépendant.

C'est tout cela mes amis dont nous sommes porteurs.

Nous portons avec nous un espoir formidable et cet espoir tous ensemble nous allons le porter très loin.

Vive le MoDem, vive François Bayrou et grand succès."

Anne-Marie Comparini : "Je suis fière de lancer le MoDem avec vous !"

Présentation d'Anne-Marie Comparini par Marielle de Sarnez : "J'appelle, sous vos applaudissements, une femme qui a toujours tenu debout dans ces convictions, Anne-Marie Comparini."


Anne-Marie Comparini : "Je suis fière de lancer le MoDem avec vous !"
François Bayrou 2007

"Merci et bonsoir. A la suite de Gilles Artigues, j'avais deux messages à donner, d'une part tous les adhérents du Mouvement Démocrate, j'avais envie de leur dire : je suis fière, nous sommes fiers d'être avec vous, les MoDem, ce n'est pas par politesse élémentaire que je dis cela, c'est parce qu'à Lyon, depuis la campagne présidentielle et maintenant pour les législatives, je connais et je travaille avec beaucoup d'entre vous. Il faut que je le dise, vous nous avez terriblement motivés, vous osez parler, vous agissez, vous êtes constructifs et, pour nous, c'est un vrai bain de jouvence de voir que, grâce à la campagne de François Bayrou, est née dans notre pays une race, si je peux utiliser ce mot, de citoyens, de vrais citoyens qui sont en train de faire une nouvelle manière politique, qui ont une nouvelle manière politique, une manière franche et vous avez raison, les Français en ont assez des embrouilles et des jeux politiciens, ils en ont assez des promesses illusoires qui, une dizaine de jours après la fin d'une campagne, sont déjà oubliées.

Vous êtes francs, vous êtes aussi responsables, vos combats pour la planète, pour une société qui donne sa place à tous, eh bien, vous avez trouvé cette recette magique qui permet de mélanger des idéaux et portant un regard pragmatique et serein sur les impératifs de notre monde.

Enfin, vous êtes au service de tous, tous mes collègues qui ont parlé avant moi ont insisté sur ce point, nous ne le dirons jamais assez, il y en a assez d'une France coupée en deux où une partie est dressée contre l'autre. Grâce à vous, vous avez porté cet élément d'intérêt général qui a pris de la chair et du corps.

En fait, voyez-vous, vous êtes le renouvellement politique que notre pays attendait depuis si longtemps et je suis heureuse, je le dis au nom des UDF historiques que j'ai entendus tout à l'heure, que l'UDF autour de François Bayrou ait amené, peu à peu, ce renouveau, ce sursaut dans la vie politique française. Merci à tous d'avoir donné et de la force au d qui existait dans Union pour la Démocratie Française.

Dernier message à mes collègues candidats pour ces élections législatives.

J'ai envie de leur dire : n'ayez aucune crainte, la méthode que vous allez défendre sur le travail, faite de liberté et de parole, d'impartialité du jugement, en fin de compte, elle est facile. Gilles Artigues, Jean Lassalle pourraient, comme moi, le dire, nous l'avons un peu pratiquée pendant cinq ans et nous avons été heureux, parce que nous avons joué franc jeu avec les citoyens. Grâce à François, grâce aux députés qui pratiquaient cette manière de travailler, les Français ont compris la gravité de certains dossiers. Nous avons été heureux aussi parce que, grâce à nous tous, des candidats à la présidentielle ont été obligés de parler de ces dossiers alors, pour tous les candidats MoDem qui partent aux législatives, je le dis clairement, les choses sont simples, nous partons aussi pour montrer que nous voulons avoir des députés qui sont les porte-paroles des citoyens et non pas les défenseurs du pouvoir devant les citoyens.

Bonne chance à tous."

Jean-Marie Cavada : "Vous êtes le sel du Mouvement démocrate !"

Présentation de Jean-Marie Cavada par Marielle de SARNEZ : "Il est un de ceux qui a le mieux analysé, le mieux compris ce qu'est la société française, il a été un grand journaliste et l'honneur de ce pays et du journalisme, je suis heureuse d'appeler Jean-Marie Cavada."


Jean-Marie Cavada : "Vous êtes le sel du Mouvement démocrate !"
François Bayrou 2007

"Avec une présentation comme cela, normalement, je n'ai plus qu'à mourir !

Jamais plus je n'entendrai des choses aussi justes, aussi vociférées, enfin je vais quand même essayer.

Je vous remercie de votre accueil, la voici donc cette toute nouvelle force que vous êtes.

Je sais bien, Marielle, que l'élection est derrière nous, les faits sont acquis, les choses sont en place et la messe est en train de se dire, je le sais, mais je ne veux pas aborder cette séquence nouvelle avant que nous n'entendions François dans quelques instants sans proférer quelques remerciements qui, vraiment, sont extrêmement mérités. D'abord, tous les militants de section ou de cantons qui, dans ce pays, ont fait un bouillonnement extraordinaire de cinq mille personnes et à qui nous devons une partie de ces 18 %.

Ensuite, bien sûr les élus de la maison, qu'ils soient au niveau local, municipal, département, région, Assemblée Nationale, sénat ou Parlement européen, nous avons tous transpiré, mais cette sueur avait un prix et un goût formidable et c'est grâce à vous que nous avons pu vraiment réussir.

Merci.

Enfin, et c'est presque ce qui m'a le plus impressionné, sans une attitude extraordinairement inattendue dans le paysage politique et surtout sans un courage trempé de faire qui fut celui de François, nous n'aurions pas fait cette percée et, cela, je crois qu'il est juste de le souligner à haute voix.

Enfin et dernière chose que je veux dire dans les remerciements, j'étais très impressionné par la start-up faite de jeune femmes et de jeunes hommes dont la moyenne d'âge venait à peine de quitter les Kinders, depuis une dizaine d'années ! Et vraiment je vous dis toute mon admiration et toute mon estime pour tous les jeunes gens de cette campagne à Paris et sur le terrain, vous avez été remarquables, vraiment.

Cette force nouvelle, la voici qui est en train de se mettre en route. Naturellement les candidats et les candidates aux législatives que nous allons tous aider de notre mieux et pour lesquels il faut se répandre comme une nuée de chrysalides dans les circonscriptions pour gêner, embraser, faire avouer leurs turpitudes, défauts ou clanisme aux candidats qui sont en face.

Je veux qu'on les salue ces candidats. Bravo.

Mais la grande et formidable nouvelle c'est qu'à côté de l'histoire du centre rassemblé par l'UDF depuis de longues années, il y a maintenant comme ce ressac, comme cette énorme vague des soixante-quinze mille pré-inscrits en moins de trois semaines, je ne connais pas, dans l'histoire politique de ce pays, un mouvement de protestation pacifique aussi massif que celui que vous avez engendré et je ne voudrais pas que l'on oublie, parce qu'ils sont presque tous anonymes, les dix mille personnes qui, dans cette campagne, nous ont aidés soit par des dons, soit par une présence.

Bref, le mouvement des petits qui voyaient grands.

Alors qu'allons-nous être maintenant ?

Est-ce que nous allons être des militants surchauffés de l'a priori contre tout ?

De la salle. - Non.

Jean-Marie CAVADA. - Cela, François, c'est un mouvement !

Est-ce que nous allons être des obsédés de la rancœur ?

De la salle. - Non.

Jean-Marie CAVADA. - Est-ce que nous allons être des professionnels du refus qui préfèrent le ministère de la parole à la dure lucidité de l'action ?

De la salle. - Non.

Jean-Marie CAVADA. - Est-ce que nous allons être des gens, comme ce fut le cas parfois, tantôt acquiesçant, tantôt supplétifs exploités et d'ailleurs jamais respectés ? Est-ce que c'est cela que nous voulons ?

De la salle. - Non.

Jean-Marie CAVADA. - Nous allons être quelque chose de nouveau dans ce pays et c'est vrai, c'est-à-dire d'abord une immense jeunesse qui caractérise ce mouvement multicolore que je vois dans cette salle et que je salue.

Chers amis, voici venu pour nous et pour quelques années, le temps d'une implacable vigilance, mais d'une vigilance loyale à l'honneur et au bien de ce pays qui n'a pas peur de dire oui, quand les projets de loi sont bons, mais qui refusera catégoriquement de s'y allier et les combattra lorsqu'ils seront néfastes pour notre vie et pour notre avenir.

La France s'est dotée d'un gouvernement légitime, certes, pour lui la difficulté sera naturellement de respecter et sa parole. Je présume que ce sera aussi la difficulté d'avoir une certaine sagesse dans la conduite des affaires de l'État qui consiste d'abord à modérer les excès inévitables. Lorsqu'une majorité, que les sondages nous promettent, pourrait être forte, c'est toujours le bazar, la rébellion et l'extrémisme à l'intérieur. Nous surveillerons cette affaire où que nous soyons.

Et nous, quel est maintenant notre destin et quel sera notre savoir-faire ?

C'est de bâtir ce grand mouvement qui s'éveille dans les semaines et les mois, au plus tard à l'automne, afin que ceux qui n'ont pas cru dans la capacité de réussite de la campagne conduite par François voient les conséquences, si ce n'est dans les urnes des élus de la nation, dans notre façon de fonctionner partout dans les circonscriptions, dans les communes, les agglomérations et les futures échéances électorales.

Pour nous, le moment est de montrer que ce mouvement s'éveille dans la voie de liberté qui était tracée et que nous soyons un mouvement moderne qui n'hésite pas à s'inspirer des meilleures organisations libres que l'on voit dans la politique à travers le monde et que nous irons visiter pour vous offrir une structure qui fonctionne et démultiplie vos efforts et non pas les freiner comme je l'ai vu dans tant de mouvements politiques.

Il nous faut, chers amis, une nouvelle structure qui ressemble à ce que vous êtes dans cette salle et à ce que sont les 19 % de voix qui se sont engouffrés derrière François, multicolores venant de tous les métiers, venant de toutes les régions et nantis d'une seule chose, le destin de notre pays. Il est plus fort que notre corporation, il est même plus fort et plus grand que nos amours, nos amitiés et même nos familles et c'est cela sur quoi nous serons vigilants.

La société civile, les jeunes, doivent prendre des responsabilités et nous devons savoir les leurs attribuer dans ce mouvement qui se met en marche de façon à ce que tout le monde trouve sa place, mais par-dessus tout, nous devons montrer l'usage responsable, l'usage intègre, l'usage dépassionné et exigeant de ce qui est le plus difficile, notre liberté, ce qui caractérise notre mouvement, le MoDem libre.

Je sais bien que le temps de la réflexion sur nos alliances locales ou nationales est arrivé. Je sais bien qu'il faut mener tous ces travaux ensemble, mais le formidable enthousiasme qui s'est créé dans cette campagne et qui se manifeste encore ce soir par votre présence, pour moi stupéfiante de beauté, très vite, il doit produire dans ce pays des résultats.

La liberté, nous ne l'oublierons pas qui est vraiment notre ligne guide doit aussi, en ce qui nous concerne, nous cadrer et elle doit, en toute circonstance, chers amis, se mériter.

Bravo à vous."

Mademoiselle Lang

Même la fille de Jack a rejoint le MODEM !
Papa devrait se poser des questions sur son avenir au PS.

Trêve de plaisanterie,

Mademoiselle Lang
Tout ce qu'elle demande
C'est de pouvoir comprendre
Tous les politiciens

Et elle a rejoint François Bayrou et le MODEM car elle y retrouve les valeurs humanistes qu'elle défend.
Bienvenue donc au Mouvement Démocrate à vous, à Vincent Lindon, Jamel Bourhas, Azouz Bégag ...

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