08.03.2007
Energies nouvelles : les hydroliennes
Hydroliennes : bientôt des éoliennes marémotrices jalonneront notre littoral pour renouveler notre énergie ?
Dans les 25 prochaines années, l'accroissement de la production d'électricité va quasiment doubler.
L'accroissement aura lieu principalement dans les pays en développement.
Aussi, son impact sur le climat est majeur.
Contrairement à ce que certains pourraient laisser penser, réclamer des débats sans tabou, ne nous empêche pas d'être des partisans déterminés du développement des énergies propres. Même précisément non pas au nom d'une quelconque religion, pas à n'importe quel prix et pour servir un développement équilibré. On sait que la France a pris du retard, par exemple sur les éoliennes, retard que le prix de rachat fixé pour E.D.F. permettra peut-être de combler. Mais pour autant faut-il se précipiter et défigurer les paysages si ce n'est pas nécesaire ?
En effet, à l'instar de ses concurrentes britanniques notamment, la société Quimpéroise HYDROHELIX ENERGIES (Hervé Majastre et Jean-françois Daviau) a mis au point un procédé pour tirer parti des courants et des marées. Le principe est proche de celui des éoliennes si ce n'est que l'énergie de base n'est pas le vent mais les courants marins dont la Bretagne est précisément riche...
Avantage considérable de ce procédé : les paysages ne sont pas défigurés !
Les projets concurrents existeraient d'après des articles paru dans Sciences et Vie. Les 2 projets anglais notamment - EB (n'existe plus mais 5 autres projets ont vu le jour depuis 3 ans) et MCT- seraient parvenus au stade du prototype. Aucun projet n'est donc encore arrivé à la commercialisation d'un produit et la course à l'énergie renouvelable venue des mers restent ouverte.
E.D.F. s'intéresse à ces projets puisque par exemple M.C.T. (Marine Current Turbines) a reçu 4,74 millions d'euros de London Electricity qui est une filiale à 100% d'E.D.F.(EDF a versé plus que cela maintenant et détient 20% de la société...)
L'enjeu est donc important. Si le marché s'ouvrait pleinement, cette filière pourrait créer jusqu'à 15000 emplois, la France ayant un marché captif représentant 15% du potentiel mondial. Il est donc utile de vérifier que le projet français a les moyens de démontrer l'originalité de sa technologie.
Deux problèmes se posent donc dès maintenant. D'une part un problème d'opportunité industrielle. D'autre part un débat sur la planification à long terme au niveau territorial des meilleurs choix en matière d'énergie.
HYDROHELIX ENERGIES recherchait des financements et des partenaires pour réaliser un projet de démonstration en implantant d'abord une petite centrale hydroélectrique de 1 MW sur un site breton.
Après une multitude de contacts, de démarchages et de présentation, tant soi, économiques, scientifiques, techniques et politiques, HYDROHELIX ENERGIES a réussi à constituer un Groupement Industriel avec : DOURMAP, CIB, Institut de la Corrosion, SOFRESID Ingineering, SAIPEM et Hydrohelix Energies, le projet Marénergie porté par ce consortium a été labélisé par le pôle Mer Bretagne, il a été validé par l'ADEME mais n'a pas été retenu par l'appel d'offre de la Direction Générale de l'Environnement.
Les différents partenaires, issus pour la plupart du Pôle de Compétivité Mer sont :
JaTech TM (traitements magnétiques des fluides)
Institut de la Corrosion (Recherche et développement, Prévention corrosion)
IRENav (Institut de Recherche de l'Ecole navale en charge de l'hydrodynamqiue sous l'angle des transferts énergétiques et leurs applications industriellesdans le milieu maritime).
Gageons que les décideurs, soucieux de l'intérêt général, uniront leurs forces et influences pour permettre à cette initiative de conforter notre indépendance énergétique et d'accélerer le développement des énergies propres.
Il va s'en dire que l'UDF suit de près ce projet d'envergure planétaire.
11:00 Publié dans Energie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note










